Mot-clé - clochards célestes

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 21 octobre 2008

La mythologie vue par Joe Krapov et par oncle Greg à Villejean le 18 octobre 2008 (1)

Greg le satyre de Villejean 1
CHANT MMIX : SCENE DE PETIT-DEJEUNER

Dans la cour où flottait l’odeur du pain grillé
La femme a déposé sur la table vétuste
Le thé fumant, les bols et les cuillers dorées.
L’homme est absent. Dort-il du sommeil de l’injuste ?

Il est rentré hier. Ce fut rude journée
Et leur première nuit après la longue absence.
Il était un peu las. Il n’a pas honoré
La moitié du contrat : c’était « panne des sens ».

Mais le voilà qui vient du fond de leur jardin,
Se pose sur sa chaise et s’empare d’un bol
Puis il dit sur un ton que l’on dirait badin :
- J’ai enterré le chien sous les grands tournesols. »

- Je les arroserai en souvenir de lui.
Il nous était fidèle et fut toujours très brave.
Il a geint tous les jours où le soleil a lui
En t’attendant. »

La mythologie vue par Joe Krapov et par oncle Greg à Villejean le 18 octobre 2008 (2)

Greg le satyre de Villejean 2
- C’était juste un vieux chien qui bave !

Passe-moi, s’il te plaît, le tarama, Bibiche !
Et je reprendrais bien un peu de confiture !
Le p’tit-déj’ au soleil, c’est un plaisir de riche
Et j’ai tant galéré pendant cette aventure ! »

Il baffre goulument, en incivilisé,
Tandis qu’elle, en son for intérieur, désespère.
« C’est pas de tout repos d’épouser un guerrier ! »
J’aurais dû écouter ce que disait ma mère.

Faut-il être surpris qu’ils se fassent la gueule ?
C’est presque un étranger, maintenant, son mari.
Cela fait si longtemps qu’elle vit toute seule
Que de revivre à deux relève du pari.

La mythologie vue par Joe Krapov et par oncle Greg à Villejean le 18 octobre 2008 (3)

Greg le satyre de Villejean 3
- Le long cheveu doré trouvé sur ta cuirasse,
A qui appartient-il ? Qui est cette blondasse ? »
- Tu trouveras aussi de la laine, Bobonne !
Elle vient de moutons qui ne sont à personne

Et des crins de cochons venus là par magie,
Du linge sale encor de la fureur des armes,
De mes jours de colère et de mes nuits d’orgie !
M’emmerde pas, Penny, et ravale tes larmes ! »

- Quel besoin avais-tu de tuer nos voisins ?
Tu arrives et l’épée en avant tu te rues
Sur eux et les occis ! »
- Oh ! Ca va, ton bousin ?
T’as mêm’ pas terminé ta tapiss’rie, morue ! »